Pour mieux se comprendre, créons notre communauté!

Auteur : Liette Picotin ( Page 3 de 5)

La Cigale et la Fourmi!

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine…

Êtes-vous comme moi et avez appris par cœur cette fable de Lafontaine, dans votre jeunesse?

On nous la faisait répéter souvent selon mes souvenirs d’enfant. C’était une façon de nous communiquer que le sens de l’économie, du travail ardu devait être une priorité dans notre vie.

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Employée de la fonction publique!

On prévoit prochainement une grève des employés de la fonction publique. Et sans dénigrer leur travail, que j’admire au plus haut point, je veux souligner que j’en effectue une grande partie par moi-même.

Avec mon rôle de proche-aidante, je suis devenue une employée de la fonction publique.

Je remplace l’infirmière, la préposée, le concierge, le conseiller financier (et j’en passe) pour mon conjoint, ceux qui devraient venir à domicile pour l’aider.

Pourtant, je ne reçois aucune rémunération. Je pense sérieusement à créer un syndicat pour les proche-aidants. Difficile d’être plus mal traité que nous.

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La Maison de mon enfance

Nous avons tous une maison qui a marqué notre vie. Pour ma part, cette maison fut celle de la rue Desautels à St-Hubert. J’y ai emménagé avec ma famille lorsque j’avais 3 ans. Cette maison était sur la rue Balmoral, mais a changé de nom pour la rue Desautels peu après notre arrivée. J’y ai vécu jusqu’à mes 19 ans. 

À ma naissance, mes parents habitaient la ville de Lachine où deux des frères de mon père les avaient invités à venir y vivre, garantissant un emploi à mon père. Mon frère Serge y est né lui-aussi. Par la suite, mes parents ont encore déménagé, à St-Henri cette fois.

J’ai peu de souvenirs de ces endroits, il va de soi, j’étais si jeune. Sauf un rêve étrange, qui m’a marqué sûrement pour que je m’en souvienne. Un robot, comme ceux que l’on voyait dans mon enfance, avec une tête carrée, marchait dans le couloir du logement à St-Henri. J’ai donc en tête toutes les divisions de ce logement que je revois clairement. Ça a dû être terrifiant pour l’enfant que j’étais, mais ça m’a donné cette mémoire comme cadeau.  

Mais la maison qui a marqué ma vie de jeunesse, est sans nul doute celle de la rue Desautels à St-Hubert, devenue une agglomération de la ville de Longueuil maintenant.

Mon oncle avait fait déménager cette maison, qui venait d’un autre secteur de la ville de St-Hubert, là où se trouve l’aéroport maintenant, près de la gare de St-Hubert. C’étaient une maison pour les chefs militaires à l’origine, m’a-t-on dit.

On nous a raconté que dans le grenier se tenait un tripot où on jouait à la « barbotte ».[1]

Cette maison avait donc déjà une histoire avant que nous y arrivions.

Et après, on y a ajouté notre histoire qui s’est déroulée sur plusieurs générations.

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Le grand Écart! 

Vous avez déjà fait le grand écart? Moi, je n’ai jamais été assez souple pour y arriver, même dans ma jeunesse.

Cependant, lorsque j’ai rencontré mon conjoint, lui à 47 ans et moi à 34 ans, l’écart d’âge ne m’a pas arrêté pour poursuivre notre relation. Après tout, ça ne changeait pas grand-chose puisque l’amour n’a pas d’âge n’est-ce pas!

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Sauveur ou sauveteur!

C’est la question qui a été posé à la dernière rencontre de proche-aidants à laquelle j’ai assisté.

Sur le moment, je ne voyais pas trop où on voulait en venir. Il faut avouer que je ne suis pas très assidue à ces rencontres, par manque de temps et un peu de motivation. Alors j’ai réalisé que plusieurs participants comprenaient mieux que moi.

Pour moi, un sauveteur vient de « life-guard », donc je voyais le gars ou la fille, assis sur cette haute chaise, surveillant les nageurs d’une piscine ou d’un cours d’eau quelconque.

Pour le sauveur, la première image qui m’est venue est celle dans laquelle mon enfance a baigné (petit jeu de mots ici), c’est-à-dire Dieu notre Sauveur! On peut penser à tous ces religieux qui ont voué leur vie à aider l’autre dans la même ligne de pensée. Et aujourd’hui, le sauveur est souvent associé à des regroupements d’aide sociale. Ou même à l’aide médicale. Mais là, je suis peut-être aussi très proche du sauveteur, tout dépend des personnes qui font ces métiers. Je crois fermement que le sauveteur est plus utile à la société.

Quand l’explication est venue, j’ai tout de suite aimé l’analogie qu’on en faisait. Et ça m’a bien fait réaliser que je prenais généralement les bonnes décisions comme proche-aidante.

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L’odeur de l’automne!

Est-ce que, comme moi, lorsqu’arrive la fin de l’été, vous retrouvez avec bonheur l’odeur de l’automne?

Toutes ces odeurs que nous humons, la fraîcheur de l’air, la moufette qui nous envoie son parfum de fin de saison, l’humidité des feuilles mortes lorsqu’elles se déposent au sol.

Tout cela me ravit. J’aime l’automne, même si elle annonce le dur hiver qui suivra.

On retrouve notre routine d’avant l’été, celle qui commençait à être lourde et qui, après ces mois de procrastination, se révèle plus douce et légère.

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La famille!

En cette ère où il est si facile de partager notre vie et nos émotions sur les réseaux sociaux, que deviens la famille. Havre de solidarité et d’appui indéfectible à travers les temps.

La signification en a bien changé. Je m’y suis accrochée longtemps comme une bouée de sauvetage pour mes jours un peu plus moroses. Je ne regrette rien, j’ai vécu des moments si heureux entourés de ma famille, que les souvenirs qu’ils en ont laissé sont impérissables.

Mais les temps ont changé, chacun a pris des chemins qui lui sont propres. Ça m’a juste pris du temps pour le comprendre et m’a causé quelques tristesses accablantes.

Les dernières années m’ont donc fait réfléchir sur le sens du mot « famille ».

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Je suis Montréalaise

Ouf, j’entends déjà les commentaires désobligeants sur mon affirmation en titre. Attendez de bien en comprendre le sens.

Je ne suis pas née à Montréal, je n’ai pas vécu à Montréal, bref je ne peux affirmer officiellement être Montréalaise.

Je suis née à Lachine, aujourd’hui une agglomération de Montréal. Donc, techniquement, je suis née à Montréal. J’ai ensuite habité à St-Henri mais à l’âge de 3 ans, ma famille a déménagé à St-Hubert (aujourd’hui, une agglomération de Longueuil).

J’ai vécu sur la rive-sud de Montréal jusqu’à l’âge adulte et en couple, un peu par la suite. Je vis présentement sur la rive-nord de Montréal, ce qu’on appelle le grand Montréal. J’ai fait quelques incursions à Québec (cette belle ville que je n’ai pas eu la chance de vraiment découvrir à cette époque) et aussi à Chicoutimi-Nord, un souvenir merveilleux m’en est resté.

Ma vie professionnelle s’est, toutefois, déroulée en grande partie dans la ville de Montréal.

J’y ai côtoyé la diversité sous toutes ses formes. J’ai fait la connaissance de Thérèse, Hassiba, Zineb, Manon, Farahdia, Robin, Phochana, Florent, Souhaiel, Paolo et de tant d’autres. Plusieurs amitiés qui me procurent encore des rencontres chaleureuses. Différentes cultures et différents genres, tout ça ne changeait rien lorsque nous effectuions notre travail. Je dirais même que, pour la plupart, c’étaient des personnes vaillantes, au cœur d’or. J’ai vraiment été choyé tout au long de ma vie d’être au côté de ces être lumineux.

Ma première expérience de travail fut dans un magasin qu’on appelait « 5,10,15 » dans le temps. People’s Store sur la rue St-Hubert. Le gérant était juif, il fut toujours courtois avec moi et a su déceler en moi un potentiel auquel je n’aurais jamais pensé moi-même. J’ai vite gravi les échelons et quand je me suis retrouvée à remplacer la comptable pendant ses vacances, j’ai compris que je pouvais améliorer mon sort.

J’ai donc appliqué sur un poste à la CIBC. À ma grande surprise, on m’a engagé et je me suis retrouvée à travailler à la succursale, située au coin Crescent et Ste-Catherine. Ouf, j’ai cru d’abord débarquer dans un autre pays, tellement la petite banlieusarde que j’étais n’avait rien vu, rien vécu encore. Après mon stage à cette succursale où la langue de travail prédominante était l’anglais, je me suis retrouvée au 1155 Dorchester (aujourd’hui René-Lévesque). J’étais en plein centre-ville et j’y ai côtoyé des collègues de travail de différentes cultures et des touristes en quantité. La langue anglaise était encore largement pratiquée, mais curieusement la langue française s’y mélangeait en harmonie. Je pouvais m’adresser à une anglophone en français et elle me répondait en anglais, et tout le monde se comprenait.

De là, j’ai voulu vivre de nouvelles expériences et j’ai obtenu un transfert au 11e étage pour faire du « key plex » (du keypunch sur ordinateur au lieu de cartes trouées). La différence ici, c’est que je travaillais de nuit. Nous étions une vingtaine d’employées, toutes des femmes. Ici encore, la langue anglaise était prédominante. Plusieurs femmes asiatiques y travaillaient. Déjà, j’ai pu constater comme le partage était omniprésent. Ces femmes travaillaient de nuit et retournaient chez-elles au matin, s’occuper des enfants, pendant que le conjoint allait travailler à son tour.

C’est là aussi que j’ai connu une jeune femme qui parlait espagnol principalement. Elle essayait de m’apprendre l’espagnol, lorsque nous prenions le métro au matin pour retourner chez-nous. Pour me traduire, elle devait passer par l’anglais, et moi je devais retraduire en français dans ma tête. On rigolait toutes les deux durant notre trajet de retour. Quels beaux souvenirs j’en garde.

Plus tard, revenue dans la région de Montréal, j’ai travaillé dans une Caisse Desjardins sur la rue Berri, derrière le magasin Archambault, au côté de l’Université du Québec et de l’hôpital St-Luc. Sans compter la proximité avec différents médias, Radio-Canada, TVA, etc. J’étais encore une fois au cœur de l’action.

Mais la proximité qui m’a le plus appris, c’était le Village Gaie. Il m’a fallu un certain temps pour me rendre compte que la plupart des employés était gai ou lesbienne. Au fond, même si j’étais naïve, ce qui amusait bien le directeur qui m’avait engagé, je ne voyais pas quelle différence ça pouvait faire dans le service que nous offrions. J’y ai vécu de très beaux moments, malgré le milieu syndiqué, je fus apprécié et appuyé par les employés. La directrice que j’étais a apporté un vent de fraîcheur et de changements dans ce milieu. Et j’y ai fait des rencontres marquantes qui ont façonné le reste de ma carrière et même de ma vie personnelle.

J’ai travaillé aussi dans des milieux de banlieues éloignées, on pourrait presque dire que j’étais en région. Ça m’a fait voir le côté solidaire des villages. Changer certaines façons de faire m’a apporté mon lot de critiques, j’ai été confronté à des groupes très réfractaires au changement.

Et ma dernière expérience fut tellement positive, qu’elle m’a permis d’entrer dans l’ère de la retraite en toute sérénité. C’est là que j’y ai côtoyé toutes les cultures et le mélange fit un met savoureux. La diversité faisait partie de mon quotidien. Je n’y ai jamais senti de malversation et honnêtement, on finit par oublier les différences, car ça fait partie de nous. Découvrir les autres, c’est avancer dans la richesse de l’âme.

Plusieurs membres de ma famille vivent en région, comme on dit. Je les aime beaucoup et je suis heureuse de les côtoyer eux-aussi. Ils m’apportent un autre son de cloche dans la vie, qui me permet de ne pas juger indûment. Je vous l’ai dit, ma vie est riche de toutes ces rencontres.

Mais j’ai compris dernièrement que tous n’avaient pas fait le même cheminement que moi sur la diversité. Quand on n’a pas eu la chance, comme moi, d’en côtoyer sur une base régulière, il peut être plus ardu d’en comprendre le bienfait.

Je me suis toujours identifiée d’abord comme québécoise. J’ai toujours été très fière de vivre dans cette province où l’ouverture aux autres et la créativité sont un trait de personnalité commun. Je me sens intégrée dans ces valeurs.

Parfois, toutefois, je ne comprends pas certains commentaires disgracieux sur la différence. Puis j’ai eu un « flash », j’ai eu la chance de vivre dans la région de Montréal, donc pour moi c’est intégré, ça fait partie de moi sans que j’aie besoin de me poser cette question.

Actuellement, le manque de personnel un peu partout fait que de nouveaux visages s’installent en région et apportent un vent de fraîcheur dans leur mode de vie. C’est épeurant de les voir arriver probablement. Moi, je ne voyais pas la crainte que ces nouveaux venus suscitaient. Puis, ça m’est venu, ils ont besoin d’intégrer à leur tour. J’ai compris que mon côté « montréalais » m’avantageait.

Je suppose que plusieurs prendront cette affirmation comme un élan de supériorité, loin de moi cette idée. Je ne me sens supérieure à personne, je suis juste moi. J’aurais probablement beaucoup à apprendre encore des gens qui vivent en région. Chacun son cheminement de vie et surtout ses expériences de vie.

Je suis donc Montréalaise de cœur, c’est ma première patrie et j’en suis fière.

p.s. bon, moi-aussi je déteste les cônes et les chemins barrés, tout ne peut être parfait!

La Rentrée

J’ai souvenir de si beaux jours qui étaient la rentrée, c’était la rentrée scolaire bien entendu, pour la petite fille que j’ai été. Un monde de nouveautés m’attendait et j’en étais ravi.

Le mois d’août se prolongeait en journée de plaisance, entre les dodos qui suivaient des soirées de cinéma-maison en famille, sur notre télévision à écran noir et blanc. On vivait les journées de chaleur où maman nous servait du « Kool-Aid », qu’elle transformait aussi en glace à l’occasion, pour nous rafraîchir. L’été, je chantais à tue-tête les chansons « pop » à la mode, tout en me balançant (on disait balancigner).

L’envers du décor, l’été, il fallait aussi aider maman à faire le ménage, et ce n’était jamais fait correctement selon elle. Il faut dire que je ne mettais pas beaucoup de cœur à l’ouvrage.

Je procrastinais car n’étant pas très sportive, je ne participais pas trop aux joutes endiablées que mes frères organisaient avec le voisinage (surtout du baseball qu’il pratiquait au champ à l’arrière). Nous avions aussi la chance d’avoir un voisinage très amical, avec qui j’ai partagé mes petits plaisirs. Il y avait le vélo, qui me servait surtout de moyen de transport; un peu de corde à danser ou d’élastique (activité peu coûteuse et à la mode lorsque j’étais jeune), mais sinon je m’ennuyais. Je trouvais l’été trop long.

Alors quand on commençait à se préparer pour la rentrée scolaire, je jubilais. Il y avait d’abord un peu de magasinage pour de nouvelles tenues et les accessoires indispensables pour l’école (sacs, crayons, cahiers, etc.). Je me souviens particulièrement d’un ensemble de pluie, chapeau et manteau, tout jaune. Tenue que ma cousine porterait elle-aussi, puisque nous allions à l’école primaire en même temps. Cette année-là, en particulier, j’ai souhaité qu’il pleuve pour notre rentrée (hi, hi)

L’école, c’était le paradis pour moi. Retrouver mes camarades de classe, parfois de nouvelles copines s’y présentaient (les classes n’étaient mixtes qu’en première et deuxième année du primaire). Je pourrais donner libre cours à mon imagination débordante. J’écrirais de beaux textes, dessinerait des dessins (même avec un manque de talent évident), apprendrait des histoires d’époques et voyagerait dans d’autres contrées. J’apprendrais à compter, les mathématiques ça m’allait, c’est l’algèbre qui m’a perdu plus tard.

Bref, j’avais hâte à cette rentrée…

Aujourd’hui, je vis la rentrée au travers les autres. Je vois les jeunes élèves se préparer, sans trop de hâte. Ils ont passés l’été à voyager avec leurs parents, à s’amuser avec leurs amis, sous la supervision de moniteurs qui organisent leur journée. Ils boivent et ils mangent santé. Ils parlent écologie. Ils passent du temps sur leurs écrans… couleurs, et seuls!

J’ai bien un peu de rentrée moi-aussi, quelques activités de retraités qui retrouvent leur place dans mon agenda pour les mois à venir. Je serai heureuse de retrouver des amis, des connaissances, avec qui j’échangerai sur leurs derniers mois de vacances (mot qui me fait bien rigoler, comment peut-on être en vacances quand on ne travaille plus!).

J’ai hâte aussi de retrouver la programmation d’automne des mes émissions de télévision, moment devenu important dans mon quotidien, puisqu’ils remplissent les moments creus d’une journée, parfois longue.

Mais la rentrée n’est plus autant un présage de bons moments. La fin de l’été annonce l’automne avec ses journées tristes (mais aux couleurs éblouissantes) et surtout l’hiver avec sa neige et sa glace qui perturbe tant notre quotidien, en particulier pour les déplacements inévitables.

Décidément, la rentrée a perdu de son aura avec la maturité… Et vous, comment vivez-vous votre rentrée?

L’été!

L’été, l’été, l’été

C’est fait pour jouer…

Vous vous souvenez de cette chanson-comptine que Passe-Partout nous fredonnait. Pour moi, les chansonnettes de Passe-Partout ont bercé l’enfance de mes enfants, et mes jeunes années comme maman. Je pense que j’en connais la plupart des paroles par cœur d’ailleurs.

Je voulais tant que ma progéniture ait une enfance remplie de doux souvenirs, qu’ils chériraient tout au long de leur vie, tout comme moi je l’avais vécu. Je ne sais si j’ai réussi, je l’espère.

Mais j’étais bien consciente que je ne pouvais leur offrir les mêmes aventures. C’était une autre époque et le contexte à la base n’était pas le même.

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Une grande dame nous a quitté!

En lisant ce titre, je suis certaine que vous cherchiez quelle grande dame pouvait bien être partie. Peut-être avez-vous pensé à plusieurs personnalités qui font souvent les manchettes pour leur apport important à la cause de la condition féminine. La plus récente étant Denise Bombardier, une féministe bien de son époque. Plusieurs artistes féminines sont disparues dernièrement. C’est sûr qu’à mon âge, j’en vois partir de plus en plus.

Je les admire, il va sans dire. Je ne peux m’empêcher de penser qu’elles ont la chance d’avoir la caméra sur elles et que les journalistes, avides d’idoles, aiment les mettre sur un piédestal pour les aduler.

Dans la vie courante pourtant, tant de femmes ont permis à notre génération d’avancer, d’être reconnue, d’être les femmes que nous sommes maintenant. Et leur dévouement à cet avancement de la femme, s’est fait dans l’ombre la plupart du temps.

Moi, j’ai la chance d’en connaître plusieurs de ces femmes de l’ombre. Et particulièrement, ma tante Pierrette Labbé-Daneau, une grande dame.

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La vie devant la mort!

Un des sentiments ambivalents que l’on vit en vieillissant, c’est notre perception de la mort.

J’ai vu passer cette phrase sur les réseaux sociaux qui va un peu comme suit : « On va tous mourir un jour dit l’un des personnages et l’autre de lui répondre, mais on va vivre tous les autres jours ».

Tellement une phrase riche de sens.

Alors quand on se retrouve devant la mort imminente d’un proche, on se sent triste (et souvent coupable) de ne pas avoir assez profiter de sa présence dans notre vie.

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Ma belle langue française, mais pas seulement!

Me voilà à réfléchir sur ma belle langue française. Je l’ai toujours respecté au plus haut point et j’ai fait de mon mieux pour la transmettre avec le son mélodieux qui résonne en moi quand je la parle, quand je l’écoute, quand je la lis et quand je l’écris.

L’amour de ma langue me vient principalement du plaisir que j’ai eu tout au long de ma vie à lire. Nous sommes choyés car il y a une multitude d’auteurs qui écrivent admirablement bien en français. Et une mention spéciale aux traducteurs aussi qui nous permettent de découvrir des histoires si bien racontées par des auteurs qui, originalement, ont transmis ces récits dans une autre langue.

Je suis une nationaliste convaincue, fière de vivre au Québec et de parler cette belle langue qu’est le français.

Mon vieillissement m’amène à regarder l’ensemble de ma vie. Et je dois bien l’avouer, j’ai eu la chance de côtoyer tant de gens qui parlaient une autre langue que ma passion de la langue française s’est un peu assagie.

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Être différent et s’adapter aux autres!

En écoutant une artiste ce soir raconter comme elle s’était sentie différente des autres toute sa vie et qu’elle avait toujours fait de son mieux pour s’adapter aux autres, j’ai réalisé qu’il en est de même pour moi.

On n’ose pas dire qu’on ne ressent pas la vie de la même façon que nos amis ou notre famille, c’est angoissant de se sentir autre. On se pose des questions continuellement, est-ce que j’ai un problème? Les autres nous regardent souvent bizarrement dans certaine situation où notre réaction est à l’encontre de la leur.

Je me suis souvent sentie mal à l’aise, cherchant à excuser un comportement sûrement exagéré à leurs yeux.

D’ailleurs, on dirait que mes yeux ont toujours trop vu. Mon conjoint me reproche de tout analyser. Je n’analyse pas, je vois. Je sais qu’il ne faut pas toujours dire ce que l’on voit, dans mon cas, c’est une nécessité si je veux faire parti du banc de poisson (J’aime beaucoup l’image mais certains reconnaîtront une phrase entendue dans une téléréalité récemment).

Car le bonheur ne réside-t-il pas en suivant le groupe? C’est ce que j’ai toujours cru.

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Le passé, le présent et le futur!

Je vis principalement dans le présent, mais le passé en fait aussi beaucoup parti. Pour le futur, j’essaie généralement de ne pas trop y penser, car il ne me semble pas très rose et il en reste peu rendu à mon âge.

Je suis une adepte de la généalogie, j’aime retrouver l’histoire et la vie de mes ancêtres et de ceux de mes proches. On dit que le passé explique souvent le présent. Alors cette passion m’aide à comprendre beaucoup de comportements et de vérités.

Le passé me réconforte aussi, il m’apporte la sérénité que, de un il y a eu des jours meilleurs et que de deux, ma propre histoire a son lot de souvenirs impérissables.

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Coupable!

Je suis de la génération où la religion « judéo-chrétienne » a été très influente. Je n’ai aucun reproche à faire à ma foi chrétienne, enseignée d’abord par mes parents qui étaient des gens pieux mais sans excès. J’ai été choyé de vivre dans ce contexte. On m’imposait certes les pratiques religieuses, mais je ne l’ai jamais senti comme un fardeau.

Dernièrement, quelqu’un me faisait remarquer que je me désignais coupable régulièrement lorsque je partageais l’écriture de mon autobiographie.

Ça m’a fait réfléchir. Je comprenais le propos de cette personne et pour tout vous dire, en relisant mon texte, j’étais même d’accord.

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L’Amitié, prise 2!

Je viens de vivre un grand moment rempli d’émotion. Je chantais ce 27 avril au soir, avec la chorale du Centre 50+ de Blainville, sous la direction de la formidable Alexandra Boulianne, avec le thème « D’amour et d’amitié ». Et alors que je redescends tranquillement de mon petit nuage, je me fais la réflexion que je peux me permettre de revenir sur le sujet de l’amitié, dont j’ai parlé dans un précédent texte.

L’amour a la belle place dans la plupart de nos vies. Mais l’amitié, c’est à mes yeux encore plus précieux.

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Déménager       

J’ai toujours eu la bougeotte. Après avoir passé mon enfance dans la même maison (à partir de l’âge de 3 ans jusqu’à mes 18 ans), ma vie d’adulte, elle, n’a été qu’une succession de changement de domicile.

Selon mes calculs, je serais déménagée plus de 20 fois dans ma vie adulte. Je constate que la cadence a quand-même diminué depuis quelques années. Heureusement car comme la mère de mon conjoint disait « déménager c’est une ruine ». Je serais sûrement plus riche si je n’avais pas eu à débourser autant à chaque déménagement; nouveaux meubles, nouveaux rideaux et aussi les frais de déménagements eux-mêmes.

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Tout s’apprend!

Depuis mon très jeune âge, on me cataloguait comme une intellectuelle. C’est vrai, j’ai toujours eu le nez dans mes livres que j’ai toujours adoré. À l’époque où « supposément » tous les enfants aimaient jouer dehors, moi je lisais, j’écrivais, je chantais et je dansais. Pour m’amuser à l’extérieur, c’est en me balançant et en chantant que vous pouviez m’y retrouver.

Les écrans n’étaient qu’une simple télévision en ce temps-là, aux images noires et blanches, mais je passais déjà beaucoup de temps devant. Quand ce n’était pas possible, j’étais dans ma chambre à écouter la radio et écrire.

Je n’ai jamais eu de talent manuellement. J’ai détesté dès l’enfance faire du ménage, chez-nous c’était obligatoire mais jamais fait comme il faut selon notre maman. Il faut bien l’avouer maman était très méticuleuse, je ne voyais pas la nécessité dans ce temps-là d’en faire autant. Alors, bien sûr, quand maman vérifiait mon travail, j’avais fait les coins ronds.

C’est une fois adulte que j’ai enfin compris les bienfaits du ménage et du rangement. Je n’ai toujours aucun plaisir à le faire mais j’apprécie les résultats, alors ça en vaut la peine.

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