
Ma vie est remplie de « il faut ». Ça m’a frappé récemment. Vous me direz que ça m’a pris du temps à le réaliser. Mais cette simple petite phrase est tellement ancrée dans ma vie que je ne m’en rendais même pas compte.
Je suis l’aînée d’une famille de quatre enfants. Lorsque j’eus 11 mois, un petit frère m’est né. Nous avons grandi un peu comme des jumeaux, malgré nos personnalités bien propres. Je ne me souviens pas d’avoir souffert d’avoir ainsi perdu mon rôle d’enfant unique. Encore aujourd’hui, ça me rend heureuse de l’avoir dans ma vie.
Mais dès lors, les « il faut » sont apparus dans mon quotidien. Étant l’aînée, il fallait que je donne l’exemple. Il fallait que je sois sérieuse. Il fallait que je m’occupe de mon petit frère. Maman et papa me faisaient des « chuts » pour ne pas réveiller ce petit frère, il fallait que je sois silencieuse.
Assistant au mariage de ma cousine (voir photo ci-haut, ma cousine Jeannine Hamel est décédée récemment, cette photo lui rend un peu hommage en quelque sorte), on m’y voit avec un petit sac à main que j’ai déposé par terre. Mon cousin Robert me tenant gentiment la main. C’est là que j’aurais mérité le surnom de « vieille fille ». Surnom qui m’est resté jusqu’à aujourd’hui. Les « il faut » auront bien montré mon côté sage.
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