
Vous souvenez-vous du bon temps où tout le monde était flatté de se faire prendre en photo? C’était un événement spécial, chacun revêtait son plus bel atour et on s’installait très sérieusement devant la machine.
En fait, je n’ai pas connu ce temps-là. Mais j’ai admiré beaucoup de photos où l’on comprenait comme ça avait dû être un moment important.
Je suis plus de la génération baby-boomers, donc celle où la photo était encore analogique. On installait un film dans un appareil, et on prenait parfois jusqu’à 24 poses. Puis il fallait aller porter ce film chez un détaillant qui allait « finir » nos photos, c’est-à-dire développer ce film. Au bout de plusieurs jours, on retournait chercher nos photos et on avait bien hâte de les voir enfin. Souvent, c’était une grande déception. Plusieurs clichés étaient manqués. Malgré les sous qu’on venait de dépenser, il n’y avait pas moyen de se reprendre. On vivait avec tristesse la perte de ces souvenirs. Mais, en général, on regardait avec grande joie ces quelques photos qui seraient classés, soit dans une boîte à chaussure, soit dans un album que l’on pourrait feuilleter dans le temps.
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