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Mois : Décembre 2025

Bilan de 2025 !

Me voilà à l’heure du bilan annuel, ou presque, puisque l’année n’est pas encore tout à fait terminée.

L’autre jour, je lisais un article qui posait cette question : « Quel mot définirait votre année 2025? ».

Spontanément, ma réponse a été « Évolution ». Car oui, la dernière année en a été une d’évolution. Même si dans un précédent texte je mentionnais que le mot « espoir » ne faisait plus vraiment parti de ma vie actuelle, que je vivais maintenant au jour le jour, en appréciant chaque moment de bonheur qui se trouvait sur mon chemin. Je ne mets pas d’espoir dans mon évolution, mais peut-être de l’évolution dans mes espoirs.

Le mot « évolution » est évidemment parti intégrante de toute vie. C’est vrai que toute notre vie on évolue.

Dans mon cas, la retraite a été le moment où j’ai décidé de re-traiter ma vie, traduction libre de ce moment de vie où l’on arrête de travailler (contre rémunération, il va sans dire). Moi, je préférais penser que c’était une autre période de ma vie qui se définirait autrement.

Après les enfants, la famille, les amours, les économies à faire (comment ne pas y penser quand notre profession est planificateur financier), et tout le tralala du quotidien d’une femme ordinaire, je me déposais et je repensais ma vie différemment, en laissant plus de places à mon moi intérieur.

La vie toutefois nous apporte des surprises auxquelles on n’a pas toujours réfléchi. Car, le vieillissement apporte aussi son lot de soucis de santé.

C’a été mon cas, rien de bien grave mais ça m’a ralenti dans mes projets de retraite. C’est surtout mon conjoint qui a dû faire des deuils. J’ai été sa proche-aidante, au point de ne plus pouvoir avoir de vie à moi. Puis une place en hébergement s’est libérée, il y est hébergé maintenant, pour le meilleur et pour le pire car on connaît les soubresauts de notre système de santé, pas toujours adéquat mais si nécessaire.

Je me suis retrouvée seule, à vivre avec moi-même. Ce que je n’avais jamais connu ai-je réalisé. C’a été une adaptation, de me retrouver ainsi célibataire.

Mais peu à peu, j’ai trouvé mon rythme et apprécié de plus en plus ces moments de solitude avec moi-même. La paix et la tranquillité de mon chez-moi sont maintenant mon petit havre d’amour. Ajoutons que la présence de mes deux chats affectueux m’a sûrement grandement aidé à traverser cette étape.

Alors quand je regarde l’année qui viens de se terminer où s’est ajouté le départ de maman, avec qui j’avais une belle communication et qui me manque, la transition s’est effectuée en tendresse et en nostalgie.

Je suppose que la vie nous apporte toutes sortes de chemin sur lesquelles nous n’avons pas beaucoup d’emprises. Pour les croyants, c’est un don du ciel. Pour les rationnels comme moi, c’est une sorte de lâcher-prise car nous sommes sans contrôle la plupart du temps.

Le seul contrôle que nous avons, c’est celui de choisir l’amour au jour le jour. Là-dessus, j’ai bien évolué je crois. Et l’année 2026 sera pour moi, l’année où je me déposerai. Avec un quotidien où j’accueillerai les nouvelles amitiés, et consoliderai les anciennes. C’est le mieux que je peux me souhaiter actuellement.

Et vous, vous êtes vous déposés? Êtes-vous prêts à passer le relai et à profiter de chaque moment de cette nouvelle année? Oui je sais, les nouvelles ici et ailleurs ne sont pas toujours réjouissantes, mais je préfère essayer de regarder le beau et le bon. Et vous?

p.s. j’ai bien l’intention de continuer à écrire, partagez vos textes serait aussi un beau plus pour mon blogue.

La petite musique du silence (Chronique d’Yves Duteil)

Notre société redoute le silence et le comble en permanence. Dans les boutiques, les parkings, les ascenseurs, les gares et les aéroports, la musique nous rassure, nous cajole et nous endort. Le bruit met notre vie en scène comme au cinéma. Le silence n’est jamais anodin. Si un ange passe, le silence n’est pas toujours religieux. De l’église à la bibliothèque, en prison ou en grande force de l’injustice. Tour à tour écoute ou indifférence, il faut le décrypter pour qu’il parle. Il danse aussi avec grâce entre les mains volubiles des sourds et des muets… Il est parfois assourdissant, « comme le bruit que fait le bonheur quand il s’en va ». Le silence st une solitude, un miroir où l’on se trouve face à soi-même, une pause dans le tumulte, un vide où l’on craint de voir remonter vers la surface les bulles enfouies et les paquets de « mouchoirs par-dessus ».

Au quotidien, dans notre esprit, il n’y a pas de silence. Essayez de ne penser absolument à rien. Cela ne durera que quelques secondes. Aussitôt les idées reviendront a la charge malgré nous… Pourtant le silence intérieur est une expérience surprenante qui permet d’accueillir les pensées les plus secrètes, celles qui ne peuvent s’exprimer que lorsque le bavardage incessant de la surface se tait enfin.

Alors, le murmure des profondeurs qui nous parle sans mots a tant de choses à nous dire… Pour peu qu’on laisse monter en nous la petite musique du silence, elle devient l’écrin de l’inspiration, de la réflexion et de la sagesse. Elle est la voix de la passion et de la raison, du bon sens et de la lumière. Elle apporte parfois des réponses à des questions qu’on n’avait pas posées.

On supporte mal le bruit, fléau de l’ère industrielle et fruit d’un mépris mutuel, mais le silence… on songe plus à le meubler qu’à l’écouter. Lorsqu’il se fait enfin, un autre rideau s’ouvre en nous et nous faisons face à un inconnu qui n’est autre que nous-même. Comme l’eau de l’océan qui calme ses déferlantes et retrouve la transparence de sature profonde, son espace se révèle, immense et riche. On peut s’y sentir bienvenu. La force du silence se mesure au pouvoir d’un geste ou d’un regard. J’ai trouvé en moi cette petite voix qui m’accompagne. Elle se tait, souvent, bienveillante comme un sourire. Désormais je ne suis plus jamais seul.

Toujours prêt au dialogue, parfois dérangeant mais rarement à court d’inspiration, le silence st aussi un compagnon merveilleux.

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