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Auteur : Liette Picotin ( Page 4 de 5)

Maman a 90 ans!

Florence Daneau

Récemment maman a eu 90 ans. J’hésite à écrire « a fêté » ou « a célébré » car ce n’est pas tous les jours que ma mère apprécie avoir cet âge vénérable.

Elle est dans la période qu’on appelle le « grand âge », celle où on tombe un peu dans l’oublie jusqu’à ce qu’on atteigne 100 ans. Et même là, il y a quand-même plusieurs personnes qui réussissent à se rendre à 100 ans, tant bien que mal, donc c’est de moins en moins exceptionnel et on le souligne de moins en moins.

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J’apprends à me tenir debout

En écoutant Fred Pellerin nous chanter « J’apprends à me tenir debout », j’ai réalisé la magnificence de ces paroles. Et je les ai intégrés, parce que me tenir debout fait parti des avantages du vieillissement.

Bien sûr, les paroles de cette chanson peuvent être interprétées de bien des façons. Chacun les fait sienne selon son mode de vie, selon ses valeurs propres.

Moi, j’ai entendu, ce qui m’a frappé ces derniers jours.

En prenant ma retraite, il y a déjà 10 ans, j’étais décidée à ne faire que ce que j’aimais dorénavant. Plus question de me forcer à agir autrement que ma personnalité l’avait toujours désiré. Enfin, la liberté (qui fut plutôt Liberté 57 dans mon cas), le plus grand avantage de cette retraite que je trouvais bien méritée.

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L’immortalité de nos enfants!  

J’ai la chance d’avoir deux enfants en bonne santé, physique et mentale, qui me rendent très fière par leur cheminement de vie. Il en va de même pour mes trois merveilleuses petites-filles, toutes nées en pleine santé.

Je n’ai donc pas eu de frousses de toute ma vie en ce qui concerne leur immortalité. À part un incident inquiétant au moment de la naissance de mon fils qui n’a donné aucunes séquelles. Je n’ai même jamais songé à leur avenir négativement. Pour moi, nos enfants nous survivront et je voyais cela comme la normalité., un peu égoïstement je le crains. J’ai toujours pensé qu’ils seraient là dans mes vieux jours et que je pourrais compter sur eux. Avouez, que je ne suis pas la seule à penser ainsi!

Mais dernièrement, des histoires tristes autour de moi m’ont fait grandement réfléchir.

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Les Défis!           

Est-ce que, comme moi, vous en avez assez d’entendre qu’il faut se dépasser pour être heureux dans la vie?

N’est-ce pas une grosse pression pour une société qui vit tant de problèmes d’anxiété par les temps qui courent?

Pour ma part, il y a longtemps que j’ai décidé de ne pas adhérer à ce mode de vie. Tant mieux si certains y trouvent leur compte, mais pour la majorité des gens, vivre leur vie au quotidien est déjà un défi en soi.

Parler de dépassement me semble toujours une idée rocambolesque. C’est appeler à des sentiments de culpabilité pour les gens qui n’y arrivent pas.

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Être grand-mère!

Je me souviens du jour où j’ai appris que j’allais être grand-mère pour la première fois. Je ne me sentais pas prête. Je n’avais que 47 ans, c’était un peu normal. Et surtout, je craignais pour ma fille, alors que je la voyais entrer dans le monde adulte, par la porte des responsabilités. Mais là, c’était mon cœur de maman qui me parlait.

Et pourtant, ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie que la naissance de cette première petite-fille, après celle de la venue de mes enfants bien sûr. Et ma fille a relevé haut-la-main ce défi, celui d’être une mère monoparentale.

J’ai joui de chaque moment avec cette petite-fille que la nature m’avait donné. À la seconde même de sa naissance, au moment même de son premier pleur dans la salle d’accouchement où j’avais la chance inouïe d’être présente.

J’ai préparé cette naissance avec ma fille. J’ai partagé sa créativité avec la décoration de la chambre de cette petite. Puis après la naissance, j’étais heureuse de partager encore plein de beaux moments de vie avec elles.

Mon seul « hic », c’était mon emploi qui m’empêchait d’en profiter autant que je l’aurais voulu. J’ai dû laisser la place à d’autres qui voulaient en profiter eux-aussi, à juste titre. La vie d’un enfant, c’est un baume de joie dans un parcours de vie pour quiconque gravite autour.

Mais moi, je me sentais coupable de ne pouvoir en donner plus, et parfois un peu jalouse de ces autres personnes qui prenaient une place près de ma petite-fille.

Les années ont passé, les deux ont pris leur envol et mon rôle de grand-maman s’est peu à peu effacé. Je ne me plains pas, je sais que j’ai été choyée de vivre ces moments et croyez-moi je les ai appréciés à chaque seconde.  Ma petite-fille est devenue une belle grande jeune femme. Je sais qu’elle aime sa grand-maman mais elle a sa vie à vivre et je le comprends très bien.

Mon fils m’a fait lui-aussi la joie de me donner deux autres petites-filles. J’ai revécu le même sentiment de plénitude, la joie de voir ces petites-filles qui avaient un peu de moi. Je les vois grandir en beauté et en intelligence, c’est tout un honneur. Quels moments de bonheur intense dans une vie, être grand-mère!

Et là encore, beaucoup de culpabilités de ne pouvoir être aussi présente que j’aurais aimé mais pour d’autres raisons cette fois. La santé défaillante du vieillissement m’empêchant de jouer mon rôle comme je l’aurais aimé.

Je discutais avec des amies l’autre jour sur le rôle de grands-parents. Bien sûr, je pense qu’il y a autant de façon de faire qu’il y a de grands-parents. Difficile de comparer et de s’ajuster dans ce monde étrange où nous vivons.

Je leur racontais que, malgré toutes les belles histoires que l’on entend dans les médias, peu de gens de notre génération ont réellement connu leur grand-parent. C’est mon cas, ayant perdu des grands-parents à l’âge de 6 ans et de 12 ans. Un seul grand-père fut là jusqu’à ce que je sois adulte, mais je ne peux parler de proximité.

On a dû inventer ce rôle, inventé nos valeurs à transmettre aussi dans ce monde en pleine évolution et créer notre façon de faire.

J’ai tenu fermement à être appelé « grand-maman ». La mode étant plutôt au « mamie » un terme que je ne comprends pas trop, même si ça sonne gentil et amical. Est-ce que ça adoucit le fait que le mot « grand-mère » qui prête à parler de vieillesse. Assurément, une « mamie » semble plus jeune. Moi, j’assume pleinement mon rôle de grand-mère et l’âge qui vient avec. Mon conjoint a choisi de se faire appeler « pépère », un terme qui prête encore plus à la vieillesse bien sûr. Lui-aussi, il semble l’assumer pleinement. De plus, en anglais une maman se fait appeler « mommy », est-ce que le « mamie » en français découlerait d’un anglicisme. Ça mériterait d’être exploré!

Qu’est-ce qu’une grand-mère peut et doit faire? Elle ne doit surtout pas prendre la place de ses enfants, ce fut ma première pensée, la première règle que je me suis imposée. Ce n’était pas facile pour la mère un peu contrôlante que j’avais été. Parfois je les ai vu (ou j’ai cru voir) faire des bévues dans leur rôle de parent. Ce n’était pas à moi de leur faire voir ce que j’en pensais. J’ai tenté, tant bien que mal, de les encourager plutôt en leur disant qu’il n’existait pas de parent parfait quand, ils me racontaient certains déboires ou moment d’éducation qu’ils trouvaient difficiles. Car oui, qui serais-je pour donner des leçons, je suis loin d’avoir été une mère parfaite, c’est sûr. Et puis, était-ce vraiment des bévues ou juste de nouvelles façons de faire dans un monde différent.

Mais alors, comment doit-on agir auprès de nos petits-enfants? Les gâter, c’est le rôle traditionnel qu’on connaît des grand-mères? Je ne suis pas une grande cuisinière, je me débrouille sans plus, alors leur concocter des petits plats de grand-mère ne fut pas ma force (même si je m’y suis essayée un peu). J’ai aussi tenté de coudre, de tricoter même, sans grand succès. Il est si facile d’avoir du tout-fait de nos jours, alors que pourraient-elles bien faire de nos cadeaux maladroits.

Mon côté trop intellectuel m’a joué des tours aussi auprès d’elles. Moi j’aurais aimé leur apprendre notre belle langue française, en leur partageant mon goût de la lecture, les amener voir (et entendre) de belles pièces de théâtre dans la langue de Molière principalement. Enfin bref, leur faire découvrir les arts, surtout littéraires mais aussi musicaux, mon dada personnel. Dans le contexte actuel, où la langue de Shakespeare prend toute la place, avec l’ouverture de toutes les frontières grâce, entre autres, à la technologie, mon discours d’un autre temps ne fut pas très attirant, j’en conviens. Pire, mon handicap personnel de ne pas bien parler cette deuxième langue m’aura empêchée de bien communiquer avec elles.

À un certain âge, surtout à l’adolescence, on pourrait devenir leur confidente me disais-je. Mais là encore, impossible de passer par-dessus leurs parents. Et elles ont vite compris que me raconter leurs histoires personnelles risquaient de ne pas être confidentiel (je pouvais garder un secret bien sûr mais pas si ça les mettait en danger). Et si j’avais cru que mes petits-enfants vivaient de la maltraitance, j’aurais passé par-dessus mes enfants, ce qui ne fut jamais le cas heureusement.

Les parents veulent aussi profiter de chaque moment de bonheur auprès de leurs enfants. Ils veulent créer ces moments familiaux par eux-mêmes et c’est normal, l’enfance ne repassera pas. C’est ce que nous avons eu avant eux, avec probablement moins de grands-parents et d’amis dans le décor (notre génération ne leur ayant pas donné beaucoup de frères et sœurs, il a bien fallu qu’ils se tournent vers les amis… ne dit-on pas qu’il faut un village pour élever un enfant). J’ai donc respecté leur intimité, du mieux que je le pouvais. Il m’a fallu rester présente tout en gardant mes distances, c’était complexe.

Imaginez alors le rôle de l’arrière-grand-mère… alors là, c’est vrai qu’on réinvente complètement les relations familiales. Ma mère le sera pour la 9e et 10e fois en 2023, quelle belle nouvelle. Mais ces enfants à naître sauront-ils vraiment qui elle est! Comme les 8 autres qu’elle a déjà d’ailleurs. Pourront-ils comprendre tout ce qu’elle a vécu? J’en doute fortement. C’est tout de même une belle histoire, des générations qui se perpétuent, rien de plus réjouissant pour ma maman.

Puis un jour, les parents s’en vont… et les générations qui suivent grimpent d’un rang dans la hiérarchie et ce sera à leur tour de chercher leur place dans la vie de leurs enfants, de leurs petits-enfants et qui sait dans celle de leurs arrière-petits-enfants.

Et vous, comment vous décririez le rôle d’être grand-maman (ou grand-papa)?

Le Coup de Foudre!

Dans un récent article sur Facebook, Cora (de chez Cora Déjeuner) se demandait quel serait l’unique souvenir qu’on voulait apporter dans l’au-delà? Sa réflexion m’a amené à me poser la question à mon tour. Quel souvenir pouvait bien m’avoir rendu si heureuse que je ne pouvais m’en départir, même après ma mort.

Finalement, j’ai opté pour un souvenir qui m’avait procuré un bonheur intense, un sentiment si fort qu’on a l’impression que notre cœur va sortir de notre poitrine.

Il y a des moments importants dans notre vie, des moments que l’on ne saurait oublier, des moments qui nous ont apportés à la fois joie, crainte et parfois même tristesse. Par exemple, la naissance de mes enfants fut un moment de grande émotion, un sentiment d’accomplissement sublime devant la merveille de la vie qu’est une naissance. Mais les problèmes inhérents à une naissance, les inquiétudes que ça peut provoquer quand on est dans l’incertitude, vient un peu abîmer cet événement si intense. Je ne saurais apporter ce genre de souvenirs avec moi, sans en garder un petit trémolo dans la gorge.

J’ai donc fini par opter pour un souvenir où l’émotion fut intense, même si elle n’a pas duré. Je l’ai vécu à deux reprises dans ma vie. D’abord à 17 ans, puis à 34 ans. Mais c’est la même émotion, qui m’a fait dire la deuxième fois que je me sentais comme à mes 17 ans, alors que j’avais alors deux fois 17 ans.

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Écrire!

J’ai toujours aimé m’exprimer, je dis souvent que je suis un livre ouvert, même si cela m’a fait vivre quelques mauvaises expériences dans ma vie.

Écrire est toutefois l’une des formes de communication qui me plaît le plus.

En m’inscrivant dans l’atelier d’écriture autobiographique de l’UTA (Université du Troisième Âge) en 2012, je ne recherchais pas d’autre but que celui de réaliser le plus grand rêve de ma vie… écrire.

Avant même de débuter l’école, je savais lire et écrire, grâce aux talents d’enseignante de ma maman. Elle avait su déceler chez-moi ce besoin, cette soif d’apprendre.

Au fur et à mesure que je développais mon apprentissage de la langue française, j’ai rempli des quantités de cahier de mes pensées, parfois créatives, parfois seulement le reflet de ma vie quotidienne.

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L’Amitié

L’amitié ça n’a pas d’âge, je crois que ça transcende les générations.

Si le sentiment ne change pas, l’émotion qu’elle évoque a beaucoup évolué.

On peut être ami sur les réseaux sociaux par exemple, sans que ça ait le sens profond qui définit le sentiment.

Récemment, en communiquant avec une personne, j’ai réalisé que nous n’avions pas la même définition de l’amitié. Pour cette personne, l’amitié c’est pouvoir la fréquenter en personne, de façon régulière. Ça m’a fait réfléchir sur ma perception de l’amitié.

Pour moi, l’amitié avait une résonnance plus large. Une relation épistolaire, par exemple, peut être définie comme de l’amitié. Évidemment, à la condition que ces communications aillent dans les deux sens.  L’écoute de l’autre peut prendre bien des formes de communications.

Mais il en va ainsi de l’amitié de toute façon, il faut toujours qu’il y ait un retour. Sinon, il ne s’agit que d’un attachement, à la limite de la dépendance affective.

Mon dictionnaire définit ainsi l’amitié : « C’est un sentiment réciproque qui engage deux personnes l’une envers l’autre ».

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Quand Noël se vit… seuls!

Oui, j’ai mis le mot « seul » au pluriel, car ce Noël, je le vis seule avec mon conjoint.

Je ne sais pas si je me suis tirée dans le pied comme on dit, car cette solitude, je l’ai instauré et accepté, il y a quelques années.

Je l’avais un peu oublié, car il y a eu une pandémie qui a contourné la situation, me donnant une autre explication à cette solitude. C’était la règle… donc je n’avais pas le choix.

Devant la multitude de complications qu’une réunion familiale apportait comme les visites dans les familles, surtout celles recomposées, les projets de voyage pendant les vacances de Noël, le peu d’engouement devant le vrai sens de la fête de Noël (pour moi, en tout cas), j’ai abdiqué et j’ai libéré tout le monde de cette corvée de Noël. J’ai vraiment eu l’impression de libérer mon monde même si je vois les questionnements dans leur regard maintenant.

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Donner… généreusement!

Voilà arrivé la période de l’année où nous sommes inondés de demandes de dons. Ça n’en finit plus. Et même si on sait que les besoins n’existent pas qu’à ce temps-ci de l’année, notre cœur fond de tristesse devant cette société en manque de tout.

Croyez-moi, je ne fais pas exception et chaque année, je contribue à aider du mieux que je peux. Le « hic », c’est de trouver à qui donner en premier. Mon budget n’étant pas si élastique, car tout ce que je donne, est puisé dans mes économies. Mes revenus étant à peine suffisant pour payer mes besoins de base (logement, épicerie). Je me dois de penser qu’en vieillissant, j’aurai besoin d’aide et que sans économies, je serai dépendante de mes proches ou pire des gouvernements. Pas un très bel avenir quand on regarde ce qui se passe déjà.

J’y vais un peu aux sentiments qui m’envahissent devant une cause. Jusqu’à date, j’ai fait des dons à trois organismes. J’ai dépensé une certaine somme. Ce n’est pas si énorme que ça, mais c’est beaucoup pour mon budget. C’est tellement difficile de choisir qu’on se laisse porter par nos émotions parfois.

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La Féministe… à deux vitesses!

Dans les années 70, alors que j’étais adolescente, on revendiquait avec fracas, la liberté pour les femmes. J’étais l’une de celles qui se battaient corps et âme pour cela. J’étais de mon temps. Et honnêtement, il fallait cette bataille pour démontrer qu’on était l’égale de l’homme en ce temps-là.

Mais j’avais déjà deux discours, je voulais mon indépendance et mon autonomie, et je recherchais le prince charmant en même temps. Une dichotomie bien évidente dans ma philosophie de vie.

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Être là pour l’autre!

Je suis de la génération qui a grandi dans la foi catholique, celle que l’on nomme « judéo-chrétienne » lorsqu’on veut démontrer tout le mal qu’elle nous a fait.

Je ne me suis jamais sentie malheureuse dans ma foi. J’ai été chanceuse, semble-t-il, de vivre de beaux moments et d’en récolter de bons enseignements.

Il est vrai que j’ai entendu des histoires d’horreurs de gens qui ont vécu au sein de ces préceptes. Mais je me répète que c’est l’institution qui a eu des problèmes de santé, pas la foi que j’avais.

On est bien prêt à critiquer les religions, quel qu’elles soient, mais je ne juge aucune religion tant qu’elle parle d’amour.

Dans cet optique, j’ai grandi en apprenant à être là pour l’autre, à penser à l’autre avant soi. Alors toute ma vie en est empreinte, comme beaucoup de gens de ma génération bien sûr. Je suis loin d’être parfaite, j’ai parfois failli à ma tâche, à mon plan de vie. Et je me suis alors sentie coupable.

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En paix avec mes 85 ans faits!

Roméo Bouchard

Je ne suis pas de ceux qui voient la vieillesse comme un naufrage. Certes, je suis passablement gâté par la vie, Je n’ai pas de maladie incapacitante ou souffrante. Pour le reste, je pense qu’on a pas mal la vie qu’on s’est faite.

Je vieillis, c’est indéniable. Mon CORPS s’use. Mon cœur s’emballe. Ça grince de partout. Ça démarre plus lentement. Ça récupère moins vite. La mémoire oublie. Les mots se dérobent. Les oreilles se durcissent. La démarche se désapprend. Le corps ramollit et se dessèche. Le sexe ne répond plus à la libido qui persiste. Le monde rétrécit et s’éloigne. La vie ralentit et le temps s’accélère. L’équilibre se fragilise. Tout se fragilise. L’heure du départ se rapproche. On refait à l’envers le chemin vers le temps où on n’était pas et où on ne sera plus.

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La Magie des Cadeaux

Chaque année à l’approche de Noël, les offres d’articles en spéciaux pullulent. Il y a maintenant le « vendredi noir » ou « vendredi fou », emprunt à nos amis états-uniens, et même le cyber lundi (équivalent numérique). Je ne parle même pas des ventes d’avant Noël et d’après Noël.

Tout est là pour nous rappeler que cette belle fête d’amour et de paix en est une où l’échange de cadeaux est la priorité.

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La nostalgie du mois de novembre…

Texte de Jocelyne Chevalier

Le mois de novembre a toujours été un mois tristounet, fertile aux dépressions. Pourtant, ce mois de mon anniversaire n’a jamais eu grande emprise sur ma personne. J’ai toujours fêté mon anniversaire avec insouciance. Mais voilà qu’arrivée à l’automne de ma vie, dame mélancolie vint à ma rencontre et me fit prendre conscience de la réalité. La constatation de multiples détails me confirme que je vieillis de corps et d’esprit. Détresse ou enchantement, un peu des deux en même temps.

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L’Anxiété

C’est le mois de la santé mentale ai-je lu! Mais en fait, parler de santé mentale est très d’actualité en tout temps.

Dernièrement, lors d’une conversation amicale, où on se racontait les problèmes d’anxiété que vivent nos petits-enfants, une amie me disait « toi, tu n’as jamais souffert de ça! ».

Je fus assez surprise de cette affirmation. Je lui fis remarquer que j’en souffrais continuellement et que j’avais même dû prendre un arrêt de travail en 1998 pour des crises d’anxiété.

C’est bien cela la grande différence entre notre génération et nos enfants, qui plus est nos petits-enfants. Nous avons grandi en apprenant à nous effacer et à minimiser nos problèmes. Car se plaindre était un défaut en notre temps.

Et puis, on a mis des mots sur des symptômes qu’on croyait normaux dans le temps.  

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La compote maison

Par Nicole Lupien

J’aime me rendre au CHSLD en fin d’après-midi pour passer l’heure du souper avec mon père. En fait pour le faire manger, lui donner une ambiance similifamiliale, avec jasette et bouchées bienveillantes. Il est encore capable de manier la cuillère, mais par paresse ou pour la chaleur humaine, il laisse volontiers ses mains sur les accoudoirs.

Depuis février, mon père n’est plus capable d’avaler des morceaux, alors son cabaret n’offre que du « manger mou », comme le veut l’expression consacrée pour dépeindre la fin de vie la moins souhaitable. C’est la nutritionniste du CHSLD qui, à son arrivée, avait noté sa difficulté à avaler. Elle avait commandé un repas en purée, qu’il avait dévoré. Il était dénutri, et c’est le « manger mou » qui lui a permis de reprendre des forces.

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Oiseau de nuit! 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai aimé la nuit. Quand le silence envahit la maison, que le souffle des dormeurs remplace les bruits du jour, ma vraie nature s’éveille et mes rêves sont éveillés.

Dans ma famille, il y a une tare qui se perpétue de génération en génération, nous nous éveillons à nous-mêmes quand la nuit arrive. Je suis l’enfant de la lune et des étoiles…

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LES « IL FAUT »!

Ma vie est remplie de « il faut ». Ça m’a frappé récemment. Vous me direz que ça m’a pris du temps à le réaliser. Mais cette simple petite phrase est tellement ancrée dans ma vie que je ne m’en rendais même pas compte.

Je suis l’aînée d’une famille de quatre enfants. Lorsque j’eus 11 mois, un petit frère m’est né. Nous avons grandi un peu comme des jumeaux, malgré nos personnalités bien propres. Je ne me souviens pas d’avoir souffert d’avoir ainsi perdu mon rôle d’enfant unique. Encore aujourd’hui, ça me rend heureuse de l’avoir dans ma vie.

Mais dès lors, les « il faut » sont apparus dans mon quotidien. Étant l’aînée, il fallait que je donne l’exemple. Il fallait que je sois sérieuse. Il fallait que je m’occupe de mon petit frère. Maman et papa me faisaient des « chuts » pour ne pas réveiller ce petit frère, il fallait que je sois silencieuse.

Assistant au mariage de ma cousine (voir photo ci-haut, ma cousine Jeannine Hamel est décédée récemment, cette photo lui rend un peu hommage en quelque sorte), on m’y voit avec un petit sac à main que j’ai déposé par terre. Mon cousin Robert me tenant gentiment la main. C’est là que j’aurais mérité le surnom de « vieille fille ». Surnom qui m’est resté jusqu’à aujourd’hui. Les « il faut » auront bien montré mon côté sage.

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CHANTER SA VIE!

Le chant a toujours fait partie de ma vie.

Bébé, la voix de ma mère résonnait à mes oreilles comme la plus mélodieuse des musiques lorsqu’elle me berçait pour m’endormir. Plus tard, elle a continué à me captiver. Je me souviens que lorsque je l’entendais, je croyais que c’était un ange qui chantait.

Plus tard, j’ai découvert que mon père avait une très belle voix de basse. Il a assisté avec fébrilité à mes premiers concerts comme choriste. C’est ainsi que j’ai découvert qu’il aimait tant le chant, en me voyant probablement réaliser l’un de ses rêves. J’ai compris sa fierté devant ma petite prestation.

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