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Mois : février 2023

L’immortalité de nos enfants!  

J’ai la chance d’avoir deux enfants en bonne santé, physique et mentale, qui me rendent très fière par leur cheminement de vie. Il en va de même pour mes trois merveilleuses petites-filles, toutes nées en pleine santé.

Je n’ai donc pas eu de frousses de toute ma vie en ce qui concerne leur immortalité. À part un incident inquiétant au moment de la naissance de mon fils qui n’a donné aucunes séquelles. Je n’ai même jamais songé à leur avenir négativement. Pour moi, nos enfants nous survivront et je voyais cela comme la normalité., un peu égoïstement je le crains. J’ai toujours pensé qu’ils seraient là dans mes vieux jours et que je pourrais compter sur eux. Avouez, que je ne suis pas la seule à penser ainsi!

Mais dernièrement, des histoires tristes autour de moi m’ont fait grandement réfléchir.

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Les Défis!           

Est-ce que, comme moi, vous en avez assez d’entendre qu’il faut se dépasser pour être heureux dans la vie?

N’est-ce pas une grosse pression pour une société qui vit tant de problèmes d’anxiété par les temps qui courent?

Pour ma part, il y a longtemps que j’ai décidé de ne pas adhérer à ce mode de vie. Tant mieux si certains y trouvent leur compte, mais pour la majorité des gens, vivre leur vie au quotidien est déjà un défi en soi.

Parler de dépassement me semble toujours une idée rocambolesque. C’est appeler à des sentiments de culpabilité pour les gens qui n’y arrivent pas.

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Être grand-mère!

Je me souviens du jour où j’ai appris que j’allais être grand-mère pour la première fois. Je ne me sentais pas prête. Je n’avais que 47 ans, c’était un peu normal. Et surtout, je craignais pour ma fille, alors que je la voyais entrer dans le monde adulte, par la porte des responsabilités. Mais là, c’était mon cœur de maman qui me parlait.

Et pourtant, ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie que la naissance de cette première petite-fille, après celle de la venue de mes enfants bien sûr. Et ma fille a relevé haut-la-main ce défi, celui d’être une mère monoparentale.

J’ai joui de chaque moment avec cette petite-fille que la nature m’avait donné. À la seconde même de sa naissance, au moment même de son premier pleur dans la salle d’accouchement où j’avais la chance inouïe d’être présente.

J’ai préparé cette naissance avec ma fille. J’ai partagé sa créativité avec la décoration de la chambre de cette petite. Puis après la naissance, j’étais heureuse de partager encore plein de beaux moments de vie avec elles.

Mon seul « hic », c’était mon emploi qui m’empêchait d’en profiter autant que je l’aurais voulu. J’ai dû laisser la place à d’autres qui voulaient en profiter eux-aussi, à juste titre. La vie d’un enfant, c’est un baume de joie dans un parcours de vie pour quiconque gravite autour.

Mais moi, je me sentais coupable de ne pouvoir en donner plus, et parfois un peu jalouse de ces autres personnes qui prenaient une place près de ma petite-fille.

Les années ont passé, les deux ont pris leur envol et mon rôle de grand-maman s’est peu à peu effacé. Je ne me plains pas, je sais que j’ai été choyée de vivre ces moments et croyez-moi je les ai appréciés à chaque seconde.  Ma petite-fille est devenue une belle grande jeune femme. Je sais qu’elle aime sa grand-maman mais elle a sa vie à vivre et je le comprends très bien.

Mon fils m’a fait lui-aussi la joie de me donner deux autres petites-filles. J’ai revécu le même sentiment de plénitude, la joie de voir ces petites-filles qui avaient un peu de moi. Je les vois grandir en beauté et en intelligence, c’est tout un honneur. Quels moments de bonheur intense dans une vie, être grand-mère!

Et là encore, beaucoup de culpabilités de ne pouvoir être aussi présente que j’aurais aimé mais pour d’autres raisons cette fois. La santé défaillante du vieillissement m’empêchant de jouer mon rôle comme je l’aurais aimé.

Je discutais avec des amies l’autre jour sur le rôle de grands-parents. Bien sûr, je pense qu’il y a autant de façon de faire qu’il y a de grands-parents. Difficile de comparer et de s’ajuster dans ce monde étrange où nous vivons.

Je leur racontais que, malgré toutes les belles histoires que l’on entend dans les médias, peu de gens de notre génération ont réellement connu leur grand-parent. C’est mon cas, ayant perdu des grands-parents à l’âge de 6 ans et de 12 ans. Un seul grand-père fut là jusqu’à ce que je sois adulte, mais je ne peux parler de proximité.

On a dû inventer ce rôle, inventé nos valeurs à transmettre aussi dans ce monde en pleine évolution et créer notre façon de faire.

J’ai tenu fermement à être appelé « grand-maman ». La mode étant plutôt au « mamie » un terme que je ne comprends pas trop, même si ça sonne gentil et amical. Est-ce que ça adoucit le fait que le mot « grand-mère » qui prête à parler de vieillesse. Assurément, une « mamie » semble plus jeune. Moi, j’assume pleinement mon rôle de grand-mère et l’âge qui vient avec. Mon conjoint a choisi de se faire appeler « pépère », un terme qui prête encore plus à la vieillesse bien sûr. Lui-aussi, il semble l’assumer pleinement. De plus, en anglais une maman se fait appeler « mommy », est-ce que le « mamie » en français découlerait d’un anglicisme. Ça mériterait d’être exploré!

Qu’est-ce qu’une grand-mère peut et doit faire? Elle ne doit surtout pas prendre la place de ses enfants, ce fut ma première pensée, la première règle que je me suis imposée. Ce n’était pas facile pour la mère un peu contrôlante que j’avais été. Parfois je les ai vu (ou j’ai cru voir) faire des bévues dans leur rôle de parent. Ce n’était pas à moi de leur faire voir ce que j’en pensais. J’ai tenté, tant bien que mal, de les encourager plutôt en leur disant qu’il n’existait pas de parent parfait quand, ils me racontaient certains déboires ou moment d’éducation qu’ils trouvaient difficiles. Car oui, qui serais-je pour donner des leçons, je suis loin d’avoir été une mère parfaite, c’est sûr. Et puis, était-ce vraiment des bévues ou juste de nouvelles façons de faire dans un monde différent.

Mais alors, comment doit-on agir auprès de nos petits-enfants? Les gâter, c’est le rôle traditionnel qu’on connaît des grand-mères? Je ne suis pas une grande cuisinière, je me débrouille sans plus, alors leur concocter des petits plats de grand-mère ne fut pas ma force (même si je m’y suis essayée un peu). J’ai aussi tenté de coudre, de tricoter même, sans grand succès. Il est si facile d’avoir du tout-fait de nos jours, alors que pourraient-elles bien faire de nos cadeaux maladroits.

Mon côté trop intellectuel m’a joué des tours aussi auprès d’elles. Moi j’aurais aimé leur apprendre notre belle langue française, en leur partageant mon goût de la lecture, les amener voir (et entendre) de belles pièces de théâtre dans la langue de Molière principalement. Enfin bref, leur faire découvrir les arts, surtout littéraires mais aussi musicaux, mon dada personnel. Dans le contexte actuel, où la langue de Shakespeare prend toute la place, avec l’ouverture de toutes les frontières grâce, entre autres, à la technologie, mon discours d’un autre temps ne fut pas très attirant, j’en conviens. Pire, mon handicap personnel de ne pas bien parler cette deuxième langue m’aura empêchée de bien communiquer avec elles.

À un certain âge, surtout à l’adolescence, on pourrait devenir leur confidente me disais-je. Mais là encore, impossible de passer par-dessus leurs parents. Et elles ont vite compris que me raconter leurs histoires personnelles risquaient de ne pas être confidentiel (je pouvais garder un secret bien sûr mais pas si ça les mettait en danger). Et si j’avais cru que mes petits-enfants vivaient de la maltraitance, j’aurais passé par-dessus mes enfants, ce qui ne fut jamais le cas heureusement.

Les parents veulent aussi profiter de chaque moment de bonheur auprès de leurs enfants. Ils veulent créer ces moments familiaux par eux-mêmes et c’est normal, l’enfance ne repassera pas. C’est ce que nous avons eu avant eux, avec probablement moins de grands-parents et d’amis dans le décor (notre génération ne leur ayant pas donné beaucoup de frères et sœurs, il a bien fallu qu’ils se tournent vers les amis… ne dit-on pas qu’il faut un village pour élever un enfant). J’ai donc respecté leur intimité, du mieux que je le pouvais. Il m’a fallu rester présente tout en gardant mes distances, c’était complexe.

Imaginez alors le rôle de l’arrière-grand-mère… alors là, c’est vrai qu’on réinvente complètement les relations familiales. Ma mère le sera pour la 9e et 10e fois en 2023, quelle belle nouvelle. Mais ces enfants à naître sauront-ils vraiment qui elle est! Comme les 8 autres qu’elle a déjà d’ailleurs. Pourront-ils comprendre tout ce qu’elle a vécu? J’en doute fortement. C’est tout de même une belle histoire, des générations qui se perpétuent, rien de plus réjouissant pour ma maman.

Puis un jour, les parents s’en vont… et les générations qui suivent grimpent d’un rang dans la hiérarchie et ce sera à leur tour de chercher leur place dans la vie de leurs enfants, de leurs petits-enfants et qui sait dans celle de leurs arrière-petits-enfants.

Et vous, comment vous décririez le rôle d’être grand-maman (ou grand-papa)?

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