
Depuis mon adolescence, je me pose la question sur le sens de la vie. À quoi ça sert de vivre? Quel est le but? Où va-t-on?
Mes expériences des dernières années n’ont fait qu’accentuer ma recherche sur le sens de la vie. C’était encore moins compréhensible.
Les années d’enfance, puis d’adolescence ne semblaient pas avoir de sens, sauf celui de profiter de la vie au maximum. Ce que l’on fait généralement. Dans mon cas, j’ai eu une douce enfance, entourée de mes frères et ma sœur, des amis du voisinage, de parents attentionnés suffisamment pour qu’on se sente en sécurité. J’ai reçu de l’affection, de la tendresse et on m’a dirigée vers des valeurs qui convenaient à mon époque. Je n’ai aucun ressentiment pour cette période. Dans l’enfance, je ne me posais pas trop de questions au quotidien.
Mais plus je vieillissais et plus je recherchais. Mon adolescence turbulente n’a pas aidé dans ma quête, dans ma soif de vivre. J’ai participé à plusieurs rencontres de groupe où l’on se posait de vraies questions, sur un fond de religion. Je n’ai pas trouvé de réponses alors qu’autour de moi, les gens semblaient très bien savoir eux.
Puis la vie m’a pris dans son gouffre, rencontre d’un être aimé, vie commune et mariage, arrivée des enfants, achat d’une première maison, séparation, divorce, rencontre d’un nouvel amoureux, planification d’une carrière, formation pour améliorer mon expertise, carrière intéressante… jusqu’à la retraite. Tout ce temps-là, j’avais trouvé un sens à ma vie.
Mais la retraite a tout changé. J’avais des projets, plusieurs sont tombés après essais, ce n’étaient pas toujours pour moi. Rien, toutefois, qui donnait réellement un sens à ma vie. Et plus le temps de la retraite passait, et moins je trouvais le sens de la vie, le sens de ma vie.
Cet été, je vécu une période d’accalmie où j’ai pleinement apprécié qu’il y ait peu de projets, peu de planification d’agenda. J’ai eu de longues journées chez moi, à jouer un peu de piano (ma nouvelle passion), à lire, à écrire (j’ai finalisé mon autobiographie et retravaillé la biographie de ma maman), à visionner des séries télé. Bref, j’ai profité pleinement de ma vie.
Ma tête avait le temps de penser, de réfléchir à la vie. Puis un jour, j’ai eu une illumination. Comment avais-je pu passer à côté de cette simple réponse que je cherchais depuis si longtemps?
Il n’y a pas de sens à la vie. Il faut vivre, c’est tout.
Au jour le jour, on fait de notre mieux pour rendre notre vie le plus agréable possible selon nos besoins et ceux des gens qui nous entourent.
Ce lâcher-prise a tout changé dans ma vie.
Mon conjoint me demandait récemment si j’étais heureuse. J’ai cherché ma réponse. Le bonheur n’est pas toujours présent dans nos vies, il faut en être conscient. On l’apprécie d’autant plus quand il y est.
Ma réponse était simple : « Je suis bien » lui ai-dit!
Et c’est déjà beaucoup je pense.
Ma solitude ne me pèse pas trop. Certains jours, bien sûr, je me dis que ce serait bon d’avoir quelqu’un à mes côtés pour partager notre vécu et nos tâches. Dans l’ensemble, la solitude se vit bien car j’ai des moyens de communication qui me font échapper à l’isolement.
Bien sûr, la maladie qui accompagne la plupart du temps notre vieillissement, est un frein à ce bonheur. C’est pourquoi, il faut profiter des petites joies qui jalonnent le parcours de cette fin de vie.
J’en suis là… et je vous le partage au cas où vous aussi, vous cherchez un sens à la vie, à votre vie!
p.s. après avoir écrit ce texte, j’ai repensé à la chanson « Je sais » de Jean Gabin. Au final, je le rejoins totalement.
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